Lutte contre la cabanisation
Lutte contre la cabanisation
La jurisprudence de la Cour de Cassation a évolué en matière d’évaluation domaniale des biens comportant des constructions illégales et de ses conséquences pratiques pour la population.
Jusqu’au 15 février 2024, la Cour de cassation estimait que lorsque l’action en démolition devant le tribunal était prescrite (6 ans pour l’infraction pénale et 10 ans pour l’action civile), il convenait de prendre en compte les constructions édifiées illégalement pour le calcul de l’indemnité d’expropriation. Une construction illégale était ainsi valorisée, avec une décote appliquée par rapport au prix du marché, et une indemnité accordée à leur propriétaire pour compenser leur destruction. Toutefois, dans un arrêt du 15 février 2024 (Cass. 3e chambre civile, 22-16.460), la Cour de cassation a jugé que même si toute action en démolition était prescrite, une construction demeurait illicite et ne créait pas de droit juridiquement protégé. En conséquence, l’indemnisation doit désormais être fixée par rapport à la valeur du terrain nu, sans prendre en compte la construction illégalement bâtie.
Deux jugements rendus par le Tribunal Judiciaire de Montpellier en avril 2024 et janvier 2025 ont d’ores et déjà appliqué cette nouvelle jurisprudence.
- 5000 € d’amende ;
- La remise en état partielle du terrain (démolition du garage, de la piscine et du mur séparatif dans un délai de 6 mois avec astreinte de 500 € par jour de retard) ;
- 1 € de préjudice moral pour la commune ;
- 900 € au titre des frais d’avocat.
- 1000 € d’amende avec sursis ;
- La remise en état de l’ensemble des constructions dans un délai de 6 mois sous astreinte de 50 € par jour de retard ;
- 1 € de préjudice moral pour la commune ;
- 900 € au titre des frais d’avocat.
- 1000 € d’amende ;
- La remise en état partielle du terrain (démolition du chalet dans un délai de 6 mois sous astreinte de 100 € par jour de retard) ;
- 1 € de préjudice moral pour la commune ;
- 800 € au titre des frais d’avocat.
- 1000 € d’amende avec sursis ;
- La remise en état dans un délai de 1 an avec astreinte de 100 € par jour de retard ;
- 1 € de préjudice moral pour la commune ;
- 800 € au titre des frais d’avocat.